" mon tueur craint de souffrir, dit le jeune homme à l'alchimiste, une nuit qu'ils regardaient le ciel sans lune.
- dis-lui que la crainte de la souffrance est pire que la souffrance elle-même. et qu'aucun coeur n'a jamais souffert alors qu'il était à la poursuite de ses rêves. l'alchimiste est le récit d'une quête, celle de santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d'un trésor enfoui au pied des pyramides. dans le désert, initié par l'alchimiste, il apprendra à écouter son coeur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve.
Destiné à l'enfant que chaque être cache en soi, l'alchimiste est un merveilleux conte philosophique, due l'on compare souvent, au petit prince, de saint exupéry, et à jonathan livingston le goéland, de richard bach.
Imaginez...
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où...
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n'êtes pas heureux.
Porteur d'une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L'éclairage très particulier qu'il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l'aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d'une existence à la hauteur de vos rêves.
Avec L'homme qui voulait être heureux, c'est tout un monde de possibilités nouvelles qui s'ouvre à nous à la lecture de cette histoire passionnante, où l'on découvre comment se libérer de ce qui nous empêche d'être vraiment heureux.
Kambili a quinze ans.
Son monde est limité aux murs de la résidence luxueuse d'Enugu, au Nigeria, où elle vit avec ses parents et son frère Jaja. Son père, Eugène, est un riche notable qui régit son foyer selon des principes d'une rigueur implacable. Sa générosité et son courage politique (il possède le seul journal indépendant du pays) en font un véritable héros de sa communauté. Mais Eugène est aussi un fondamentaliste catholique, qui conçoit l'éducation de ses enfants comme une chasse au péché où les plus terribles punitions trouvent leur justification dans la foi.
Quand un coup d'Etat vient secouer le Nigeria, Eugène, très impliqué dans la crise politique, est obligé d'envoyer Kambili et Jaja chez leur tante. Les deux adolescents y découvrent un foyer bruyant, plein de rires et de musique. Ils prennent goût à une vie simple, qu'ils croyaient dangereuse et païenne, et ouvrent les yeux sur la nature tyrannique de leur père. Lorsque Kambili et son frère reviennent sous le toit paternel, le conflit est inévitable et la maison se transforme en champ de bataille où les enfants vont se révolter pour gagner leur liberté.
L'Hibiscus pourpre est un roman bouleversant sur la fin de l'innocence, la violence domestique, l'intolérance religieuse et l'émancipation.
À travers une relation père-fils conflictuelle, une réflexion très actuelle sur le défi de la transition écologique, les limites de la société consumériste, le besoin de se recentrer sur l'essentiel...
Niels, 25 ans, habite depuis des années dans une cabane sans eau ni électricité sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Il vit de dons et des produits de son potager. Un été, il débarque à l'improviste dans la maison de vacances familiale, accompagné de sa copine et de son chien. Il y a là son père, Éric, sa belle-mère, leur fils, et la grand-mère complice.
La cohabitation devient vite explosive. Niels fume pétard sur pétard, dort le jour, boit de la bière... Excédé, son père finit par le chasser de la villa à grands coups de « dégage ! ».
Mais la roue tourne. Deux ans plus tard, Éric se retrouve sans emploi. À bout de forces et endetté jusqu'au cou, il décide de rejoindre le seul être qui ne le jugera pas : son fils, Niels.
Père et fils vont peu à peu se réapprivoiser, travailler ensemble sur la ZAD, Niels mettant son père à l'épreuve et Éric découvrant la « vraie vie » de son fils, les raisons de ses choix, son bonheur simple de Robinson en communion avec la nature.
Chaque jour qui passe convainc Éric que là se trouve sa nouvelle vie. Jusqu'au moment où...
11835. Gus, un jeune scientifique, est envoyé par le musée d'Histoire naturelle de Lille pour étudier la faune du nord de l'Europe. Lors d'une traversée, il assiste au massacre d'une colonie de grands pingouins et sauve l'un d'eux. Il le ramène chez lui aux Orcades et le nomme Prosp. Sans le savoir, Gus vient de récupérer le dernier spécimen sur Terre de l'espèce. Une relation bouleversante s'instaure entre l'homme et l'oiseau. La curiosité du chercheur et la méfiance du pingouin vont bientôt se muer en un attachement profond et réciproque.
À l'heure de la sixième extinction, Sibylle Grimbert convoque un duo inoubliable et réussit le tour de force de créer un personnage animal crédible, avec son intériorité, ses émotions, son intelligence, sans jamais verser dans l'anthropomorphisme ou la fable. Le Dernier des siens est hanté par une question aussi intime que métaphysique : que veut dire aimer ce qui ne sera plus jamais ?
Sibylle Grimbert est éditrice et romancière. Elle a déjà publié aux éditions Anne Carrière Le Fils de Sam Green, Avant les singes et La Horde.
Venise, février 1713. Les musiciennes rivales de la Piéta et des Incurabili vont jouer ensemble pour la première fois devant un parterre venu de l'Europe entière. Lorsqu'une tribune s'effondre sur le public, le chirurgien Azlan de Cornelli intervient et sauve un grand nombre de blessés, aidé par un mystérieux médecin qui disparaît aussitôt. Cet accident est le premier rouage d'un engrenage qui conduira Azlan au coeur des secrets de la Sérénissime.
Dans Les filles du choeur, le destin d'Azlan de Cornelli va croiser celui de deux femmes en lutte contre leur condition : Maria de la Violla, placée très jeune dans la cage dorée de la Piéta, qui cherche à échapper à un mariage forcé, et Sarah Koppio, jeune juive du ghetto, détentrice d'un étrange héritage familial, un message codé indiquant l'emplacement du Codex Quanum. Ce traité arabe, datant du XIIème siècle, pourrait créer une véritable révolution dans l'histoire de la médecine.
Ensemble, ils vont tenter de résoudre l'énigme du Quanum pour découvrir ses secrets, tout en bravant les sbires de l'Inquisition et les espions d'une organisation occulte prêts à tout pour se l'accaparer.
Avec Les Filles du choeur, Éric Marchal inaugure un triptyque d'aventures intitulé Le soleil suivant. Dix ans après l'épopée du Soleil sous la soie, Azlan de Cornelli nous emporte dans sa quête à travers l'Europe des arts, des sciences et de la chirurgie.
Éric Marchal est né en 1963 et vit à Vittel. Son premier roman, Influenza, paru en deux tomes (Les Ombres du ciel, 2009 ; Les Lumières de Géhenne, 2010), a reçu le prix Carrefour Savoirs 2009. Il est également l'auteur des livres Le Soleil sous la soie (2011), La Part de l'aube (2013), Là où rêvent les étoiles (2016), Les Heures indociles (2018) et Villa Imago (2019). Tous ses ouvrages ont paru aux Éditions Anne Carrière.
Avril 1713. Après s'être enfuis de Venise, le chirurgien lorrain Azlan de Cornelli et son alter ego, la Vénitienne Sarah Koppio, traversent l'Europe jusqu'aux Provinces-Unies dans l'espoir de trouver la seconde partie du Codex Quanum. Azlan et Sarah sont accompagnés de Marie, violoniste prodige de la Sérénissime, et de Simon, l'aide de camp du duc de Lorraine.
Ils prennent leurs quartiers à Amsterdam où Azlan officie auprès de maître Ruysch, le grand anatomiste, qui garde secrète sa formule d'embaumement donnant l'aspect de la vie aux trépassés. La ville, plateforme marchande de l'Europe, vit encore de la prospérité de l'âge d'or, dont le déclin commence à poindre. Azlan se lie d'amitié avec Pierre Dunot, un mathématicien français venu étudier la Bourse d'Amsterdam, une des premières institutions de ce type au monde.
Sous l'apparence de liberté qu'Amsterdam offre à tous les exilés provenant d'Europe, se dessinent des coulisses faites de secrets, d'ombres et de luttes de pouvoir, qui seront autant d'obstacles sur le chemin menant au Codex. Seule la Belle de Haarlem saura les guider jusqu'au traité tant convoité.
1948. Joseph Staline lance son grand plan de transformation de la nature. Au crépuscule de son règne, le tyran n'a plus qu'un adversaire à sa mesure : la planète. Il veut la dominer par ses grands travaux. Miné par la maladie, enfermé dans ses forteresses, le petit père de peuples, 70 ans, redoute les complots. D'où vient le vent déchaîné qui le pourchasse ? Sous ses ordres, un jeune ingénieur fanatique reçoit l'ordre de vider une petite mer en plein désert d'Asie centrale. La grandeur de l'URSS a un prix, la folie meurtrière. Envoûtement chamanique, passion amoureuse, Leonid Borisov part pour un grand voyage. Entre fable et réalisme magique, c'est l'histoire d'un des plus grands désastres écologiques du XXe siècle : la disparition de la mer d'Aral.
Une nuit, à la terrasse d'un café parisien, Marius est d'humeur noire. Il a besoin d'un verre. De plusieurs même. Tout devient flou soudain, il tombe. Et reprend ses esprits dans la chambre d'un hôpital psychiatrique, attaché à un lit.
Le lendemain, un médecin lui explique qu'il sortira... seulement quand il l'en jugera capable.
Le voici prisonnier, lui qui n'a commis ni crime ni délit.
Vieillards sans famille, SDF, travailleurs en burn-out, compagnons d'infortune drôles et touchants attendent ici, parfois depuis des mois, un diagnostic qui ne vient jamais. À l'ennui mortel, à l'infantilisation, au mépris glaçant de l'institution pour ses patients, à la peur surtout, ils ne trouvent qu'un remède : fumer.
Le Fumoir est l'histoire d'un jeune homme enfermé « pour son bien ».
Ils sont 100 000 chaque année en France à être hospitalisés en psychiatrie sous contrainte.
Des hommes et des femmes dont la liberté se trouve suspendue au jugement d'un médecin, sans aucun recours possible.
Il aura fallu deux années au narrateur pour qu'il cesse de vivre dans l'angoisse de voir surgir des blouses blanches devant sa porte.
Deux années et ce livre.
1584, en Provence. L'abbaye de Notre-Dame du loup est un havre de paix pour la petit communauté de bénédictines qui y mène une existence vouée à Dieu et à soulager les douleurs de Ses enfants. Ces religieuses doivent leur indépendance inhabituelle à la faveur d'un roi, et leur autonomie au don de leur doyenne, soeur Clémence, une herboriste dont certaines préparations de simples sont prisées jusqu'à la Cour.
Le nouvel évêque de Vence, Jean de Solines, compte s'accaparer cette manne financière. Il dépêche deux vicaires dévoués, dont le jeune et sensible Léon, pour inspecter l'abbaye. A charge pour eux d'y trouver matière à scandale, ou à défaut ... d'en provoquer un.
Mais l'évêque, vite dépassé par ses propres intrigues, va allumer un brasier dont il est loin d'imaginer l'ampleur. Il aurait dû savoir que, lorsqu'on lui entrouvre la porte, le diable se sent partout chez lui. Evêque, abbesse, soigneuse, rebouteuse, seigneur ou souillon, chacun gardeune petite part au Malin. Et personne, personne n'est jamais aussi simple qu'il y paraît.
Harlem. 1933. Une femme noire, tirée à quatre épingles, est relâchée de prison. Son nom : Stéphanie St Clair. Signes particuliers : un accent français à couper au couteau et un don pour les chiffres. Née dans la misère à la Martinique, la célèbre Queenie est à la tête de la loterie clandestine de Harlem. Avec l'aide d'une poignée de complices loyaux, elle a patiemment bâti un véritable empire criminel qui règne sur Harlem tout en protégeant ses habitants des exactions des policiers.
Alger, avril 1962.
Inès, une Algérienne de seize ans, est emportée par sa passion pour Pierre, un jeune pied-noir qu'elle connaît depuis l'enfance.
Mais l'Histoire n'a que faire des sentiments, elle avance, implacable, et broie tous les destins.
Alors que la violence est partout, Inès et Pierre se retrouvent dans une chambre de l'Aletti, le grand palace d'Alger. C'est leur dernière rencontre. Pierre, comme tant d'autres, sera bientôt exilé en France.
Le silence s'installe, les années passent.
Inès et Pierre, qui se sont reconstruits tant bien que mal, oublieront-ils jamais l'Aletti ?
Ultime preuve d'amour brosse un émouvant portrait de femme. Il évoque avec puissance l'Algérie et la France des années soixante et quatre-vingt-dix. C'est dans l'amour d'une terre perdue, d'un pays déchiré, que s'exacerbent les sentiments de tous les personnages du roman.
Québec, 1930.
Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l'île d'Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants. De toute évidence, il s'agit d'un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l'entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l'Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir notre devoir.
L'élégante Gabrielle a bien du mal à se soumettre au code strict de la société bien sage et bien pensante. Et si c'était possible de changer le monde autrement que par la prière ? Dans ce premier volet de la grande trilogie romanesque intitulée " Le Goût du bonheur ", Marie Laberge brosse une vaste fresque du Québec de l'avant-guerre. Fidèle à sa manière, elle nous fait partager le destin de personnages si vrais qu'ils semblent bondir de la page.
Grâce à une écriture qu'on dirait faite pour traduire les mouvements du coeur les plus subtils ou les plus inavouables, elle éclaire de l'intérieur une époque où, sous la gangue des conventions sociales et de la religion, les passions ne brûlaient pas avec moins de force qu'aujourd'hui.
Enfermée entre les quatre murs de son T2 de Créteil, Lok Yé regarde une cassette de comédie musicale khmère, une histoire d'amour à l'eau de rose. Sa petite-fille, Alice, lui rend visite après l'école. Elle s'installe sur un tabouret en plastique avec une part de gâteau au pandan et observe cette petite grand-mère silencieuse. Elle voit ses épaules affaissées, son corps qui plisse, lui donnant un air de boule crémeuse. Mais elle ne perçoit pas encore la violence à l'intérieur.
Des années plus tard, elle sent la nécessité de se plonger dans le récit familial pour questionner les femmes qu'ont été sa grand-mère et sa mère, prisonnières d'un passé traumatisé par l'exil forcé. Arrivées en France en 1975 après avoir fui le Cambodge, elles garderont toujours dans leurs corps la mémoire de la guerre et la transmettront aux générations suivantes. Dans Une chance amère, Alice Dumas Kol redonne chair à ces femmes fantômes, lève le voile sur leur silence meurtri et leurs combats intérieurs pour s'élever malgré le déracinement et la misère. Loin des stéréotypes et des préjugés, l'auteure nous offre une véritable photographie de la psychologie tourmentée de ces réfugiés sud-asiatiques qui ont choisi la France comme terre d'accueil.
Année scolaire 2015-2016, une station balnéaire dans le sud-est de la France. Un concours de mannequins annonce une étape de sa tournée régionale dans cette ville qui ne s'anime d'ordinaire qu'à l'arrivée des touristes en été.
Garance Sollogoub, la fille d'une professeure de danse, est d'ores et déjà donnée favorite. Elle attire l'attention d'une bande d'adolescents plus âgés, les plus populaires, ceux avec lesquels elle a toujours rêvé de traîner. Pour se faire accepter d'eux, elle va devoir consentir à quelques sacrifices. En échange, ils vont lui offrir trois choses : l'ennui, le sentiment d'appartenance et la férocité de la meute.
Quelques mois plus tard, Garance disparaît.
Elle a menti pour les ailes est un premier roman né de deux interrogations générationnelles : quelle influence le monde numérique a-t-il sur l'évolution du langage, et comment la société de l'hyperconnexion entretient-elle une mélancolie du présent ? Ces personnages nous touchent d'autant plus que, malgré leur jeunesse et leur contemporanéité, ils ont la douloureuse prémonition de leur obsolescence. Dans ces pages, ils deviennent des figures tragiques quand ils se tournent vers leurs pulsions, seuls indices du réel et preuves tangibles du temps qui passe.
Francesca Serra offre à cette génération des milléniaux, si souvent caricaturée avec la brutalité d'un tweet, une fresque héroïque, charnelle et profondément humaniste.
« En février 2014, je me suis rendu en Ukraine. Il régnait à Kiev une atmosphère insurrectionnelle et funèbre. On manifestait sur le Maïdan pour intégrer l'Union européenne et on pleurait les héros morts sous les balles de la police spéciale du président Viktor Ianoukovytch en fuite à Moscou. Son successeur, Petro Porochenko, n'avait pas encore été élu. Volodymyr Zelensky n'était qu'un acteur-producteur populaire de la télévision locale.
Au chaos politique s'ajoutaient les difficultés de l'armée ukrainienne à contenir les séparatistes pro-russes qui déstabilisaient la région du Donbass à l'est, tandis que la Crimée était en voie d'annexion par la Russie.
Je suis retourné à Kiev en février 2018. On faisait la queue au McDonald's. Sous une publicité 4 x 3 Apple, un DJ mixait de l'électro. Ils étaient, loin les morts du Maïdan. Les Ukrainiens étaient à nouveau libres. Insouciants. En 2018, à Kiev, on vivait en paix.
Ça n'a pas duré. ».
A l'aube du XVIIIe siècle, un des plus petits Etats d'Europe, le duché de Lorraine, se relève de l'occupation française, dans l'espoir de connaître une génération de paix.
Nicolas Déruet est chirurgien ambulant. Emprisonné à la suite d'une opération durant laquelle le patient est décédé, il est obligé de s'exiler dans les armées de la coalition en guerre contre les Turcs. De retour à Nancy, il développera son art à l'hôpital Saint-Charles et n'aura de cesse de laver son honneur. Des campagnes lorraines aux steppes hongroises, des hôpitaux militaires aux ors des palais royaux, il connaîtra le destin hors norme d'un homme guidé par la passion de la chirurgie et déchiré par le choix impossible entre deux femmes que tout oppose : l'accoucheuse Marianne Pajot et Rosa, marquise de Cornelli.
Dans cette épopée romanesque, Eric Marchal s'empare d'un thème passionnant, la rivalité féroce entre médecins et chirurgiens. Il nous convie aux opérations que réalise son héros, Nicolas Déruet, toutes tirées de cas réels, documentés par les comptes rendus de l'Académie royale de chirurgie.
1908. La reine Victoria n'est plus et son fils Edward VI se rapproche de ses voisins européens. Le vieux monde britannique se fissure sous l'impulsion de groupes d'avant-garde, comme les suffragettes qui mènent une lutte acharnée pour le droit de vote des femmes. L'heure n'est pas à la révolution, mais à une révolte sociétale de moins en moins feutrée dont les hauts faits se déroulent dans le Londres de Virginia Woolf et de Conan Doyle, celui des parcs et de la bourgeoisie de l'ouest et que des taudis de l'East End ouvrier.
Dans Les heures indociles, Éric Marchal relate le parcours de trois personnages hors du commun : Olympe Lovell, la suffragette, une guerrière au service de Mrs Pankhurst, prête à tous les sacrifices pour la cause. Thomas Belamy, l'annamite, médecin au Saint Bartholomew Hospital, le plus vieil établissement de Londres. Il travaille dans le service flambant neuf des urgences et dirige un département de médecine non conventionnelle dont le but est d'unifier les pratiques occidentales et chinoises. Enfin, Horace de Vere Cole, le plus excentrique des aristocrates britanniques, poète et mystificateur, à la recherche de son chef d'oeuvre / le plus grand canular de tous les temps.
Chacun d'eux est un rebelle. À deux, ils sont dangereux. À trois, ils sont incontrôlables et deviendront la cible du pouvoir et d'un mystérieux personnage se faisant appeler l'apôtre.
Éric Marchal a souvent été appelé le "Ken Follet français" par la presse. Ses quatre premiers romans, Influenza, Le Soleil sous la soie, La part de l'aube et Là où rêvent les étoiles, ont tous été de grands succès.
Ils vivent dans un « terrier ». Les enfants, la mère. Protégés de la lumière extérieure qu'ils redoutent. Sales et affamés, ils survivent grâce à l'amour qui les réchauffe et surtout grâce à Aleph, l'immense, le père, qui les ravitaille, les éduque et les prépare patiemment au jour où ils pourront sortir. Parce que, dehors, il y a des humains.
Parce qu'eux sont des monstres et que, tant qu'ils ne seront pas assez forts pour les affronter, ils n'ont aucune chance.
Mais un jour Aleph ne revient pas, un jour les humains prédateurs viennent cogner à leur porte. Alors, prêts ou pas, il va falloir faire front, sortir, survivre.
Pendant ce temps, dans une chambre d'hôpital, un homme reprend conscience. Une catastrophe naturelle sème la panique dans la région. La police, tous les secours, sont sur les dents. Dans ce chaos, l'homme ne connaît qu'une urgence : regagner au plus vite la maison où on l'attend.
Je suis une travailleuse du sexe de vingt-quatre ans - une pute, quoi. Vendre une prestation sexuelle n'est pour moi ni dégradant ni traumatisant. Être pute, moi, ça me plaît, et ce qui me choque, c'est que ça choque.
Ce qui est insupportable en revanche, c'est d'exercer ce métier au sein d'un système qui ne veut pas de moi. Qui n'admet pas que nous existions, nous, les putes libres et épanouies. Qui ne veut nous donner aucun droit, aucun statut. Qui ne veut pas nous entendre, nous et nos revendications.
Sauf qu'un cri de révolte, ça ne s'étouffe pas. Ce livre en est la preuve.
Dans son premier roman graphique, l'auteure et dessinatrice Klou nous raconte son parcours, à la fois intime et politique, de travailleuse du sexe. Elle y décrypte la socialisation liée au genre, mais aussi sa découverte du militantisme féministe pro-sexe et LGBTQIA+. Sur des sujets controversés, elle apporte son regard acéré, drôle, et engagé.
Dès l'aube, Korichi se dirige vers l'usine d'Haumont avec des centaines d'ouvriers. La douleur de l'exil ne se dissipe pas depuis qu'il a quitté l'Algérie en 1948, mais il doit continuer, accumuler les jours de travail pour couvrir les dettes d'une famille de dix enfants, et espérer donner à ces derniers la chance d'une autre vie. Après l'usine, il trouve du réconfort au café, où les communautés de travailleurs immigrés commentent l'actualité et organisent la solidarité.
Rayonnante même dans le dénuement et l'adversité, Yamina élève leurs enfants dans un entre-deux complexe : son rêve d'un retour au pays natal se mêle à la détermination de les voir s'intégrer et réussir, et peut-être embrasser l'idéal républicain.
À travers une déambulation dans l'histoire française, de la guerre d'Algérie aux soubresauts du XXe siècle, Si j'avais un franc appelle à réfléchir aux questions d'identité et d'intégration. Mêlant intime et politique, cette autofiction familiale lumineuse donne voix à ces femmes et ces hommes de l'immigration algérienne qui ont subi l'exploitation et le mépris, et rend hommage à un père et une mère condamnés malgré eux à l'héroïsme.