Vide Cocagne

  • Mesdames et Messieurs et les petits enfants ! Bientôt ! Chez vous ! Dans votre belle cité ! "Les Villes d'un jour" de Rudy Spiessert, jongleur du dessin, acrobate de la couleur, clown blanc et Auguste à ses heures ! Le dessinateur de la série "Naguère les étoiles" (Delcourt) ou encore des "Chiens Pirates" (Ecole des Loisirs), celui qu'on ne présente plus, star des cirques Spirou et Fluide Glacial, revient pour un tour de piste sur les routes de son enfance.
    Quand il avait la vie rêvée - et pourtant véridique - d'un enfant de la balle, sur les chemins de France en caravane, vivant parmi les orangs-outans, les magiciens et les acrobates. Découvrez le récit d'une vie disparue, nostalgique, d'un petit cirque ! Emouvant, poétique, drôle, on applaudit les artistes, le sourire aux lèvres et parfois avec une petite larme au coin de l'oeil. Chapiteau plié, costumes rangés, la caravane repart vers de nouveaux horizons...
    Bientôt ! Chez votre libraire préféré !

  • L'anniversaire du grand mammouth Nouv.

    C'est l'anniversaire du grand mammouth, roi de la steppe. On doit lui offrir quelque chose, c'est la coutume, sinon... craignez son courroux ! Tous les animaux lui apportent un présent original. Les humains, terrifiés, ne savent pas quoi lui offrir. Une petite fille a alors une idée... Un album jeunesse farouchement drôle qui répond à l'une des plus grandes énigmes de l'humanité !

  • Boris Mirroir travaille pour Fluide Glacial et pour la collection humour de son comparse James, Pataquès, avec qui il avait lancé le site d'humour en ligne, Mauvais Esprit. Mais ne nous voilons pas la face, "Notre seul ami commun" ne s'inscrit pas dans le registre de l'humour : le livre parle de mort, frontalement, terriblement, tristement ; des différents deuils subis par l'auteur, de ses périodes de dépression et d'angoisses.
    Attention cependant, Boris Mirroir n'a pas qu'un trait élégant, reconnu depuis longtemps, il a également l'élégance du récit : "Notre seul ami commun" est un combat qu'il mène d'abord dans la case, aussi a-t'il convoqué toutes ses armes graphiques, tous ses compagnons dessinés, tout son univers si original, si fécond et si personnel. Finalement, si le récit est bouleversant, poignant, il est mené avec un second degré brillant, virtuose et ludique.
    "Notre seul ami commun" est sorti en 2013, en trois volumes distincts dans la collection CFSL INK d'Ankama. Nous estimons qu'il sera mieux servi en un seul volume dans la nouvelle collection Quixote de Vide Cocagne : ce récit est un grand hommage à la bande dessinée, comme arme de résilience et de combat. Une arme de vie.

  • En 2017, Théo Calmejane auteur de BD ("Jeu décisif", Glénat) entame une résidence proposée par l'hôpital d'Angers dans un domaine peu connu et essentiel : la simulation médicale. Le voilà embarqué comme reporter auprès des internes pour observer les différentes techniques d'apprentissage de la médecine : du jeu de rôles au plus high tech des simulateurs de chirurgie, la PlayStation des futurs médecins.
    Alors qu'il pensait être témoin d'une partie de Docteur Maboul, c'est un monde inconnu que Théo découvre, bien plus humain et complexe qu'une simple succession de gestes techniques : le stress des interventions, la relation parfois compliquée avec les patients, l'inquiétude du milieu médical face au devenir du système de santé... L'auteur en immersion confronte et questionne ces métiers vitaux à son propre travail : la BD n'est-elle pas dérisoire face à ces gens qui sauvent des vie ? Original, émouvant, impliqué, ce récit à la première personne vient en lointain complément du collectif "Hôpital Public" (Vide Cocagne, 2016) qui offrait déjà un aperçu du milieu hospitalier.
    Plus vrai que nature ouvre une perspective sur les techniques de médecine actuelles et en devenir.

  • "Le Masque du fantôme" est une réédition d'une bande dessinée "petit format" (en hommage aux comics) parue en 2010 en deux tomes dans la collection Shampooing dirigée par Lewis Trondheim. Il raconte l'histoire d'un vieux fan de comics devenu légèrement siphonné à force de lectures des aventures de son héros, le Fantôme des Everglades : le jour, le vieil homme est un paisible collectionneur ; la nuit, il sort en tenue de super-héros et croit sauver le monde.
    La collection Quixote a pour mission de rééditer des titres déjà parus mais dans une version "director's cut" comme on dit à Hollywood. "Le Masque du Fantôme" est une réédition en un seul volume, avec quelques pages supplémentaires et une nouvelle fabrication plus en adéquation avec le récit.

  • Ludi laisse ses papas pour partir en vacances chez ses grands-parents, Popy et Momie, à la campagne ! Joie de la nature et des grands espaces hélas tempérée par l'horrible, l'affreuse, la menaçante présence d'araignées ! Ludi a une terrible phobie de ses bestioles ! Mais Popy - un bricoleur incroyable ! - va l'entrainer dans la construction d'une formidable cabane. Et lui révéler un secret qui va bouleverser sa vie...
    "Bricoles & Bestioles" est une bande dessinée pour enfants qui traite avec humour, poésie et douceur du rapport à l'environnement, des liens intergénérationnels, de nos peurs et de bricolage ! Anna Conzatti oeuvre avec finesse aussi bien avec ses aquarelles qu'avec sa plume généreuse et bienveillante.

  • En 2013, Vide Cocagne sortait Les Désobéisseurs du Service Public. Dans cet ouvrage collectif, se rencontraient des auteurs de bande dessinée et des salariés de différents services publics (EDF, ONF, éducation nationale, travailleurs sociaux...) en conflit avec leur hiérarchie. A travers leurs portraits, c'est une certaine idée des services publics qui apparaissait mais également un témoignage fort sur l'importance et les moyens à mettre en oeuvre pour le défendre.
    Sur ce modèle (des auteurs rencontrant des salariés), il est question cette fois d'un sujet plus précis, l'hôpital, et plus généralement la santé aujourd'hui en France. Pour ce livre atypique, a été choisi comme « décor » le CHU de Nantes. Le but est de raconter des histoires autour du thème de l'hôpital. Ce livre est un recueil de reportages, chroniques contemporaines, rencontres dessinées. Lieu de passage obligé pour tous, l'hôpital ne se résume pas au triptyque malade/médecin/visiteur ; l'intérêt d'un thème comme celui-ci, c'est son énorme richesse humaine et son huis-clos spatial : un concentré d'humanité où s'y déroule une infinité de situations et d'histoires.
    Ont participé au projet : Gwendoline Blosse et Brigitte (conseillère conjugale et militante du planning familial), Nicolas de la Casinière et Jean-Luc (médecin anesthésiste à la retraite), Thierry Bedouet et Sophie (infirmière en réanimation chirurgicale), Camille Burger et Jeannie (employée d'une entreprise extérieure de nettoyage) et Benjamin Adam et Emmanuel (infirmier aux urgences psychiatriques) mais aussi Fabien Grolleau et Thomas Gochi.

  • Peste

    Gauvain Manhattan

    « Peste », c'est le nom de la petite maison de couture dans laquelle travaille notre héroïne Apolline, chasseuse émérite et redoutable. Dans le royaume de Bordevalain, petite cité-état entourée d'une incommensurable forêt peuplée d'une faune aussi abondante que dangereuse, la population vit d'une activité riche et singulière : la mode ! Depuis des générations, elle a su tirer parti de la profusion animale alentour et, à grand renfort de créativité et d'audace, a placé le style vestimentaire au sommet des critères sociaux.
    Par le passé, la recherche obsessionnelle de nouveaux styles poussa parfois les créateurs textiles à l'excès ce qui contraint le couple royal à promulguer une loi cruciale : « N'a le droit d'être chassé que l'individu animal ayant témoigné une quelconque agressivité physique envers l'être humain ». C'est donc dans ce contexte qu'Apolline va se retrouver mêlée à une sombre histoire de braconnage, de complot régicide et d'une mystérieuse légende millénaire...

  • Sauvage ou la sagesse des pierres est un livre où l'auteur interroge le rapport intime de l'humanité à la Nature. Thomas Gilbert y expérimente un trait charbonneux, dense et fiévreux. Cette exigence esthétique colle au récit : l'errance d'une jeune fille moderne perdue dans la nature et qui va s'y fondre. Sur le fond, le livre s'attaque avec intensité à la question de la place de l'Homme dans la nature, de ses origines et de son avenir ;
    Non pas la nature de carte postale, jolie et fleurie mais une nature âpre, violente, certes magnifique mais capable de tuer l'inconscient qui s'y aventure. L'angle choisi par Thomas Gilbert pose bien une question écologique ; simplement il ne parle pas de la nature qui nous arrange, cette nature idéologique de publicitaire, mais de la nature réelle, celle qu'on ne maîtrise pas, celle qu'on ne comprend pas. C'est le sel de ce livre essentiel, déconstruire l'humain, déconstruire la nature, construire un autre récit de l'écologie : en y plaçant l'humain non plus au centre d'une nature maîtrisée mais en son sein comme l'infime et vulnérable partie qu'il est. Un récit onirique et fantastique mais ancré dans une réalité qu'on craint de regarder en face.

  • Dans une logique éditoriale entammée il y a quelques année avec nos recueils de témoignages Les Désobéisseurs (2013), puis Hôpital Public (2016), nous avons voulu proposer une réflexion autour de la réflexion féministe, particulièrement d'actualité aujourd'hui où l'égalité homme/femme, toujours pas acquise, est particulièrement attaquée.
    Nous avons choisi pour se faire de mettre en BD un certain nombre de témoignages, parlant des femmes aujourd'hui. Nous avons donc proposer à Marie Gloris Bardiaux Vaïente, autrice et membre du « Collectif des Créatrices de BD contre le sexisme », d'en devenir rédactrice en chef. Elle a réuni autour d'elle une équipe d'autrices avec le souci d'aborder des sujets variés, graves, inconnus, autour de leurs vies de femme, d'autrices BD ou de questions plus larges autour de la condition féminine : harcèlement de rue, clichés sexistes, intersectionnalité, langage inclusif, transsexualité, prostitution...
    Comme pour nos autres recueils, ce livre ne se veut pas exhaustif mais ouvert, il a pour objectif de faire débat, d'ouvrir les yeux, de poser des questions, avec l'espoir d'être une pierre de plus à la lutte pour l'égalité homme/femme.

  • Feya t.1

    Marc Lataste

    Dans une luxuriante forêt hors du temps vivent des créatures étranges : un magicien poilu, un petit fantôme gourmand et un renard cueilleur de champignon.
    Cet univers plein d'humour et de loufoquerie n'est pas dérangé par une quelconque humanité puisque celle-ci a disparu. Mais un jour les bestioles découvrent sous terre un laboratoire secret où hiberne une jeune humaine, Feya. Son réveil malencontreux va provoquer l'apparition d'autres endormis, secte magique et robots géants, ordinateur malveillant et espion au masque de lion, qui souhaitent tous mettre la main sur la dernière (?) survivante de notre race éteinte.
    Une grande aventure commence !

  • « Comment se faire oublier quand on est victime d'une rumeur qui prend de l'ampleur ? Priscilla a changé de lycée. Elle va passer le reste de l'année à l'internat. Entre filles. C'est pour elle l'occasion de tout recommencer.
    Et cette fois, plus question d'être la victime. Quitte à en trouver une autre. » L'actualité est riche de ces faits divers: harcèlement sur les réseaux sociaux, collégiens ou lycéens jetés en pâture virtuelle, photos intimes volées et partagées sans consentement - de la pure violence numérique.
    Mais qu'en est-il pour ces jeunes filles qui grandissent, deviennent adultes, et découvrent une sexualité bien plus complexe que ce que l'on en dit ? Bruits de couloir nous immisce dans le quotidien de quatre lycéennes, explore leurs relations, et interroge sur ce qui se joue dans le harcèlement, sur les conséquences psychologiques qu'il peut avoir.

  • Un jour, un mystérieux objet volant non identifié s'immobilise au-dessus du quartier des affaires d'une petite ville, le plongeant dans la pénombre. Plus aucun appareil électrique, plus aucun moteur ne fonctionne. Quatre ans plus tard, la vie a repris son cours, excepté dans ce quartier sombre, coupé du reste qu'on appelle désormais le Zwarthoek. Comme tout le monde, Louis et Raymond, deux copains désoeuvrés, évitent soigneusement d'y mettre les pieds.
    Jusqu'au jour où une jeune femme fait appel à eux afin de retrouver sa soeur jumelle disparue depuis peu. Cette enquête les entraîne au coeur de ce mystérieux quartier et de plusieurs histoires : l'oeuvre d'un artiste fou, la jalousie d'un galeriste, un mystérieux vol organisé de vélos, le projet farfelu d'une bande d'activistes... Mais que se passe-t-il vraiment dans l'impénétrable Zwarthoek ?

  • Ali Aarrass

    Manu Scordia

    Ali Aarras est belgo-marocain. En 2008, il est arrêté par la police espagnole : on le suspecte de trafic d'armes pour un réseau terroriste. Son procès aboutit à un non-lieu, faute de la moindre preuve. Contre l'avis de l'ONU, l'Espagne accepte malgré tout la demande d'extradition du Maroc : en 2010, Ali Aarrass est transféré de l'autre côté de la Méditerranée. C'est la descente aux enfers : après 12 jours de torture, on lui fait signer un document qui deviendront ses "aveux". Il est alors condamné à 15 ans de prison, la peine sera réduite à 12 ans en appel.
    2018. Cela fait maintenant 10 ans que Ali Aarrass est sous les verrous, 10 ans qu'il subit des mauvais traitements, 10 ans que l'on se bat pour sa libération.
    Ali Aarrass, c'est l'histoire de sa vie, des jeunes années jusqu'à l'horreur judiciaire.
    À travers son témoignage mais aussi celui de sa soeur et de sa femme, on découvre la violence de ce qu'il vit - isolement, absence d'information, torture, mais aussi la persévérance et le courage de lutter et d'obtenir justice. Avec son trait noir et blanc faussement naïf, Manu Scordia s'empare avec brio de cette bataille judiciaire pour en faire un livre émouvant, combattif et militant.

  • Quelque part, dans un paysage de forêt et de montagnes, se tient une usine rouge, déversant jour et nuit ces volutes noires. Le narrateur, un double de Bastien Bertine, décide de s'y engager pour comprendre ce qui s'y joue : comprendre ce que vivent ses amis qui y travaillent, ses proches, les habitants de toute une ville. Il découvrira l'horreur quotidienne des bruits permanents, des odeurs de poissons morts qui imprègnent malgré la douche, des démangeaisons et de la crasse ; mais aussi les accidents mortels qui "arrivent" et contre lesquels "on ne peut rien" .
    Il rencontrera des ouvriers qui voient sa présence de "bleusaille" ou comme un vent de fraîcheur ou comme une intrusion méprisante. Car le narrateur dessine, l'usine, ses ouvriers : lui, il le sait en arrivant, n'est qu'un témoin de passage ; mais combien d'autres y sont pour la vie ?
    Bastien Bertine par son dessin et ses couleurs apporte une poésie, une touche de décalage à l'observation fictionnelle de ce monde absurde et sans pitié.

  • Traits intimes

    Joub

    Rencontrer des êtres, principalement des femmes, de tous âges, de partout, et leur demander de poser, intimement : le procédé est connu des peintres ou des artistes contemporains, moins des auteurs BD. C'est pourtant par ce biais que Joub raconte les corps malmenés par l'âge, les corps fiers, sensuels ou fatigués ; il interroge des femmes et des hommes sur leur sexualité, leurs faiblesses et leurs forces, leur intimité et leur rapport à leur propre corps.

  • Espagne en temps de crise, l'entrepreneur capitaliste Jesús « El Pocero » a tout perdu, la ville qu'il a tenté de construire est en ruines. Chassé de sa villa par les huissiers, il est contraint de côtoyer le peuple qu'il a tant exploité. Il fait alors la rencontre du charismatique maire communiste d'un village utopiste, Jesús Sanchez. Les deux Jesús s'affrontent comme chat et rat, dans un duel de visions du monde qui n'est pas sans réveiller en nous le souvenir nostalgique des confrontations Peppone/Don Camillo ! Revigorante saga picaresque, El Mesías (le messie) est une comédie sociale jouissive ! On y brocarde la politique, le peuple, l'Espagne, avec une vigueur joviale et communicative sous l'ombre revendiquée du grand Don Quichotte ! Le récit est bien ancré dans une réalité sociale contemporaine, de la crise à Podemos. Une écriture enlevée servie par un dessin charbonneux mais tellement vivant et inventif, un duel entre la langue espagnole et le trait flamand qui fait des étincelles.

  • Dans une ville tentaculaire, kafkaïenne, un canard gagne un billet de train pour un voyage infini ! C'est le point de départ d'une errance extraordinaire. Déraillement est une expérience graphique foisonnante et hypnotique. Bienvenue dans un nouvel univers, celui imprévisible et fou de Benoit Carbonnel. Il y a un nombre infini de formes narratives dans la bande dessinée: une des plus puissantes, c'est celle qui vient vous frapper directement au coeur de la rétine, celle qui se passe de texte. Elles sont rares ces histoires où chaque élément, chaque parcelle d'illustration, provoquent une émotion par la seule force de son trait. À la manière de notre canard, sans doute, vous perdrez-vous dans les grouillements de ces pages, à la recherche de minuscules détails, de personnages mystérieux ; tout un labyrinthe de dessin qui vous laissera pantois, rêveur. Quelques fois vous perdrez pied pour vous raccrocher à nouveau au wagon. Un jour vous reviendrez contempler ce livre objet fascinant et de nouveaux sens vous apparaîtront. Comme une fenêtre vers un monde infini.

  • Des disparitions mystérieuses, l'ombre de Sherlock Holmes, le smog de la capitale anglaise... Voici l'ambiance de cette enquête que va mener Alexis, un jeune collégien féru de polars, accompagné de Barney, son ami imaginaire détective, et de Liza, la nièce d'une des victimes...
    Victimes qui ont comme point commun de ressembler au héros de Conan Doyle et qui créent la Sherlock Holmes Secret Society pour se mettre en chasse d'un fameux manuscrit inédit de l'auteur : Sherlock Holmes et les fées de Cottingley.
    Suspense, aventure, course poursuite et rire à volonté garantis !
    Les 7 Sherlock a été pré-publié par les éditions Bayard Jeunesse dans le magazine Okapi.

  • Oklahoma Boy est une fresque historique ambitieuse, noire, violente, onirique, dérangeante mais passionnante et impressionnante, sublimée par le graphisme et les couleurs de Thomas Gilbert.
    Ce livre raconte l'enfance et la vie d'Oklahoma Boy, un américain élevé par un père fanatique, enrôlé comme tueur impitoyable pendant la grande guerre pour finir clochard à New-York dans l'entre-deux guerres. Plus que le portrait d'un homme détruit par la religion, l'honneur, la patrie, toutes ces valeurs vantées et chantées par l'Amérique triomphante, c'est un portrait impitoyable du tournant du siècle que l'auteur dépeint :
    Comment notre monde, dominé par l'Amérique, glisse du barbare, rudimentaire et sauvage XIXème siècle au monde moderne, pervers, complexe mais tout aussi barbare du XXème.
    Et ce tournant c'est l'immonde boucherie de la Grande Guerre qui l'opérera, non pas comme un habile chirurgien mais comme un boucher sanguinaire. Oklahoma boy n'est dans cette histoire qu'un témoin, un fil rouge, un enfant perdu, puis un homme comme un autre piégé dans cette tourmente. Aveuglé par les propos d'un père qui voyait en lui un messie, OB croit pouvoir maîtriser son destin comme le dieu antique qu'il croit être, il n'en sera rien, il n'est qu'une victime brisée par le monde.
    Ce livre est l'intégrale d'une trilogie dont les 2 premiers volets sont sortis aux éditions Manolosanctis.
    Le troisième volet, le plus important, 96 pages, était resté inédit jusqu'à ce jour.

  • Désobéisseurs est un ouvrage collectif sur des salariés du secteur public qui résistent au démantelement de leurs services. Cet album, créé à l'initiative et en partenariat avec des enseignants désobéisseurs de Loire Atlantique, se propose à travers le portrait d'une dizaine de "résistants" de faire le bilan et d'illustrer les conséquences sur la population du désengagement de l'état, afin d'y sensibiliser le grand public. Se basant sur le témoignage de différents salariés du secteur public (instituteur, postier, travailleurs sociaux, ONF, infirmier...), les auteurs retranscrivent avec brio la réalité d'un service public en déliquescence.

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