Jacques Pimpaneau

  • L'ivresse comme porte ouverte sur un ailleurs, dans la grande tradition chinoise.
    L'ailleurs de la création où le vin déborde la raison, le temps suspendu des fêtes et des réjouissances, mais aussi les règles et les protocoles qui tentent d'en réguler l'usage. Jacques Pimpaneau entrelace réflexions, histoires, anecdotes, légendes et poèmes pour nous livrer les vertus du vin et de cet art de vivre à la chinoise que, durant des siècles, les plus grands artistes ont pratiqué avec outrance ou raffinement.

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  • Quelles sont les grandes figures de la mythologie populaire chinoise ? Comment s'ordonne son panthéon ? Au carrefour du taoïsme, du bouddhisme et du confucianisme, cette religion foisonnante de divinités s'anime d'histoires dont Jacques Pimpaneau explore et élucide les variations, de Zhong Kui le pourfendeur de démons à ces multiples dieux locaux, déesse des Latrines ou dieu du Sol, auxquels on rend un culte dans la vie quotidienne.
    Voici un nouveau visage de la Chine à découvrir, celui de ses croyances : car si les dieux n'y sont pas éternels, ils restent bien vivants dans les cérémonies et les pratiques populaires de la Chine d'aujourd'hui.

  • Partager une culture, c'est se comprendre d'un mot - allusion, proverbe ou vers - car chacun connaît l'histoire ou le poème qui se profile derrière. Tel est l'esprit de ce livre :
    Faire découvrir les textes fondateurs de la civilisation chinoise afin de partager ce fonds commun de récits, d'idées et d'anecdotes qui en constituent à la fois la part la plus intime et la plus répandue.

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  • Saxifrage avait des goûts aristocratiques et des moeurs très libres. Elle vécut pendant l'âge d'or de la civilisation chinoise, sous la dynastie Tang (618-907). En ce temps-là, nombre de courtisanes étaient aussi des poétesses et des taoïstes, de grandes dames qui suscitaient fascination et respect. Saxifrage était l'une d'entre elles. Elle nous livre ici ses mémoires, la vie captivante d'une femme qui sut échapper au carcan des bonnes moeurs. Plus encore que sa beauté ou ses talents en érotisme, c'est sa liberté d'esprit et l'acuité de son regard sur le monde qui devraient faire regretter au lecteur de n'avoir pu la connaître.

    1 autre édition :

  • Voici le portrait croisé d'une femme libre, qui vécut dans la seconde moitié du XIe siècle sous la dynastie des Song. Il semble qu'il ait été composé par un lettré qui eut accès à ses carnets après sa mort ; il rencontra pour cela tous ceux qui l'avaient connue : antiquaires, muletiers, couturières, préfets, bonzes ou mendiants. Azalée faisait partie de ces artistes qui se situent au-delà des différences de sexe.
    Son talent et que son extravagance gênaient autant qu'ils suscitaient l'envie. Elle était une incarnation de la liberté dans son art comme dans sa vie. Un modèle de vie qui résonne jusqu'à nous dans une grande modernité.

  • Ce livre, devenu aujourd'hui un classique en France, est une encyclopédie illustrée sur les moeurs et coutumes dans la Chine traditionnelle. Il recouvre un grand nombre de sujets sur la vie quotidienne, l'organisation sociale, la religion et la culture. Au total : trente-six chapitres qui peuvent se lire séparément et dont l'intérêt réside autant dans la facilité de lecture que dans l'extraordinaire richesse d'information.

    1 autre édition :

  • Ce livre ne se veut pas une histoire littéraire avec son enfilade de noms propres, de dates et de jugements sur le style : il tente plutôt de répondre à quelques questions. Que signifie la culture pour un lettré chinois ? Quels grands thèmes irriguent la poésie, le roman et le théâtre ? Comment étaient fabriqués les livres et comment l'idée même de littérature est-elle née et s'est-elle épanouie ? Sans dénier la chronologie ni écarter les textes et les écrivains les plus célèbres, il s'agit de donner au lecteur les moyens de comprendre et de goûter les oeuvres qu'il lira. Et, en ouvrant quelques fenêtres sur un jardin de lettrés, de changer le regard que nous portons sur lui.
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  • Ce roman picaresque met en scène, dans la Chine du XVIIe siècle, un marginal à l'esprit contestataire, rétif aux règles de la religion et de la société de son époque. Serveur dans une maison de thé, il réalise son rêve en suivant une troupe d'opéra comme accessoiriste, puis comme acteur. Mais l'invasion mandchoue disperse la troupe et il se réfugie dans un monastère où il devient jardinier.

  • Une vie humaine, elle aussi, a ses quatre saisons. Elle germe pendant l'enfance et l'adolescence pour donner un homme, développe le plus possible de sagesse au contact des grandes pensées de sa culture, et finalement s'étiole physiquement, mais s'aperçoit alors que, si le corps vieillit, le coeur ne vieillit pas. Il arrive à certaines fleurs d'être cueillies, puis pressées dans les pages d'un livre pour être conservées. Il arrive à des souvenirs de subir le même destin. Voici, pressées entre les pages d'un livre, quelques anecdotes d'une vie passée.

  • Zhang Qian fut le premier explorateur chinois de l'Asie Centrale. Au iie siècle avant notre ère, il fit connaître à son pays les territoires de l'Ouest jusqu'à la Perse, posa les jalons de la Route de la Soie et rapporta de ses expéditions des chevaux si extraordinaires que l'empereur leur donna le nom de célestes. Si sa vie fut digne d'un roman d'aventures, sa bravoure n'eut d'égal que sa curiosité, son ouverture d'esprit et sa lucidité politique. Il vécut et prit femme chez ces peuples alors considérés comme barbares et défendait l'idée, non de conquête armée, mais d'échanges culturels et commerciaux sur un pied d'égalité. Redonnant vie à cette épopée de découverte, Jacques Pimpaneau l'éclaire des enjeux politiques et l'anime du souffle de l'inconnu sur les routes des Xiongnu, de la Bactriane et des chevaux célestes.

  • Dieu existe-t-il en Chine ? Quels sont les grands traits de la religion des Chinois ? Peut-on parler de sagesse plutôt que de religion ? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles l'auteur se propose de répondre avec simplicité dans ce livre à l'adresse de deux jeunes filles. On y parle aussi du paradis et de l'enfer, des rites comme des superstitions, du panthéon des dieux et du Tao. Laissons conclure un vieux taoïste dont les paroles auraient tout aussi bien pu être dites par un bouddhiste : Le seul enseignement que vous recevrez de moi n'enrichira pas vos connaissances, dont d'ailleurs tout dépend de l'usage que vous en ferez. Vous n'avez pas besoin d'un maître pour cela ; je vous aiderai seulement à tout regarder d'un autre oeil.

  • « Chère Helen, Les contes sont faits pour être racontés, mais puisqu'un océan nous sépare, tu devras lire ceux-ci, ou te les faire lire. Cela présente un avantage : les autres pourront en profi ter.
    Comme je sais un peu lire le chinois, j'ai choisi des histoires qu'à ma connaissance, tu ne trouveras pas ailleurs en français ou en anglais. J'ai essayé de trouver des thèmes variés, sans oublier les animaux qui nous donnent souvent des leçons d'humanité, et la magie, fort importante, car sans elle que deviendrions ».

  • Inspiré des Pièces de vieillesse de Rossini, cet ouvrage aurait pu s'appeler « Chine de vieillesse », la Chine étant le pays auquel Jacques Pimpaneau a consacré la plus grande partie de son existence. Ni autobiographie, ni livre d'érudition, l'ouvrage est le récit d'un parcours, commencé par l'étude du chinois à Paris et un séjour à l'Université de Péking à la fin des années 1950, pour aboutir à ce qui reste important pour l'auteur, ce qu'il a retenu de la culture chinoise après avoir tout oublié. Outre les anecdotes et réflexions dont regorge ce livre, y sont aussi évoqués les écrivains et les artistes qu'il a connus - ceux qui ont marqué son regard sur la Chine et à qui il doit de n'avoir été ni maoïste ni sinologue, mais simplement, d'après nombre de ses anciens étudiants, un professeur excentrique, pour qui « les différences entre les cultures sont bien moindres que celles qui existent partout entre classes sociales ».

  • « Si vous voulez vraiment partir en Chine, le moyen le meilleur marché est de prendre le train à la gare de l'Est. Il y a un train qui part à 16h44 et un autre à 23h12, quotidiennement Intéressez-vous à la Chine, ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire, mais rappelez-vous que si cette culture est fascinante, c'est pour la sagesse qu'elle a élaborée. Ses penseurs savaient qu'une anecdote est plus probante que la logique close d'un discours et je souhaite que les histoires que je vais rapporter vous aideront à vous servir de votre intelligence pour mieux vivre ». Pendant longtemps, les passionnés de la culture chinoise en étaient réduits à d'approximatives approches dans leur recherche. Jacques Pimpaneau réussit à nous faire accéder à l'essence même de la culture chinoise traditionnelle en puisant, comme en se jouant, dans son inépuisable érudition.

  • L'opéra chinois est surtout connu sous sa forme d'opéra de Pékin. Or ce n'est qu'un genre particulier parmi bien d'autres, même si au milieu du XXe siècle, sans doute parce qu'il était le genre de la capitale, il s'est gagné une telle suprématie que des troupes se formaient dans beaucoup de provinces. Or il s'agit en réalité d'une tradition ancestrale et multiple, qui s'exprime différemment dans chaque province. A la fin du XVIIIe siècle, à côté du genre kunqu, apprécié des milieux cultivés, existaient des opéras locaux dont les troupes, appréciées par l'Empereur, venaient jouer à la capitale.
    Certains de ces opéras locaux, comme le Puju du Shanxi et le Liyuanxi du Fujian étaient anciens et remontaient au moins à la fin du XVIe siècle. Faute de documents sur la culture populaire, leur origine est difficile à retracer plus avant dans le temps. D'autres se formèrent plus tardivement : l'opéra de Pékin s'est constitué au XIXe siècle, et ce phénomène s'est poursuivi jusque dans les années 1920 avec l'apparition du Yueju dans la région de Shanghaï et du Pingju dans le nord-est. Les maquillages, certains détails du costume, comme l'utilisation de paillettes et de broderies dans l'opéra cantonais seulement, sont des exemples de ces richesses locales, tout comme la technique de chant et le dialecte utilisé.
    Nommée ainsi car c'est dans un jardin de poiriers que l'empereur Minghuang installa le conservatoire de musique et de danse qu'il fonda au VIIe siècle, cette promenade montre tous les aspects de l'opéra chinois, depuis ses origines jusqu'à nos jours.

  • C'est à une promenade dans un jardin chinois que nous convie Jacques Pimpaneau, en compagnie de philosophes, de peintres et de poètes. Car pénétrer dans un jardin de Chine, c'est entrer dans la pensée chinoise, et surtout taoïste, de même que se promener dans un parc de Le Nôtre mène naturellement à Descartes. Faire un jardin, a écrit un lettré chinois, c'est comme composer un poème ou un essai. Il suscite à l'imagina-tion des paysages variés, comme un beau rêve que ce livre tente de nourrir.
    Première parution : éditions Philippe Picquier, collection Écrits dans la paume de la main, 2000.

  • Ces cinq récits retracent la tragédie de femmes qui vécurent en Chine il y a bien longtemps, criminelles ou cruelles, toutes follement amoureuses - des hommes, de leurs enfants ou du pouvoir. Des femmes passionnées dont les histoires - pour la plupart sanglantes - ont marqué à ce point leur époque qu'aujourd'hui encore, de Pékin à Canton, on se raconte leurs vies comme autant de légendes.
    Rédigés à partir de la traduction de documents anciens, notamment des Mémoires historiques de Sima Qian (vers 145 avant J.-C.), ces cinq courts récits sont à la fois des témoignages sur la société chinoise traditionnelle et des nouvelles dont le suspense n'a rien à envier aux meilleurs romans policiers. Mettant en avant les faits, ils laissent au lecteur la charge de les interpréter - s'inscrivant ainsi dans le courant d'un certain genre littéraire chinois.

  • Zhang Qian fut le premier explorateur chinois de l'Asie Centrale jusqu'à la Perse, qu'il parcourut et où il vécut et prit femme. Aucun des faits relatés ne sont inventés car tout est fidèle au récit que nous ont transmis les Mémoires historiques, et à cet esprit depuis longtemps disparu, Jacques Pimpaneau redonne vie, l'éclaire des enjeux politiques, l'anime de la flamme de l'intelligence et du souffle de la liberté sur les routes des Xiongnu, de la Bactriane et des chevaux célestes.

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