Jérôme Bertin

  • Célébration

    Jérôme Bertin

    • Vanloo
    • 1 Novembre 2017

    Le dernier roman de Jérôme Bertin se passe tout entier dans un HP. Il s'appelle Célébration parce que, en tant que poète, il serait temps que Jérôme Bertin célèbre la beauté du monde ou au moins qu'il mette un peu d'enthousiasme à s'extasier sur les fleurs qui poussent entre les pavés. Voilà pourquoi nous avons mis une fleur sur la couverture de son livre.
    Cela part d'une TS, ça finit en HP. Presque un parcours initiatique, et pourtant on le dirait déjà mainte fois répété. Sur le chemin : l'obèse infirmière cruelle, le psychiatre dépressif, les autres malades. Le chemin de croix des asociaux, des futurs SDF, l'enfer vu du dedans...
    Célébration, c'est un conte. Débité crument. Une langue qui cisaille. C'est un bout de vie tout simplement déballé avec tout ce qu'elle a saisi au passage, la violence, la tendresse, la peur, la détresse. Comment cette vie qui laisse tout son jus dans l'écriture émerge à nouveau au fil des rencontres, des journées qui passent dans l'ennui, l'atmosphère médicamenteuse de l'HP, la lutte contre soi... Célébration, avec toute l'ironie que renferme le terme, c'est peut-être bien ça : une renaissance.

  • Cas soc'

    Jérôme Bertin

    • Vanloo
    • 15 Octobre 2018

    Cas Soc' c'est l'errance éternelle du marginal, pauvre parmi les pauvres, crasseux parmi les crasseux, empathique de la misère d'autrui car il est la misère incarnée. Jusque-là, le corps, avec ses besoins, ses excès, sa désordonnée puissance et son invincible fragilité permettait à Bertin de mener sa barque sans couler dans le fleuve de merde. Passé la quarantaine, les corps ne peuvent plus grand-chose. Surtout pas de se croire invincible. Au-delà de cette limite votre ticket n'est plus valable disait Romain Gary, lui aussi cherchait comment survivre encore à la vie. Jérôme Bertin poursuit sa vieillesse en poursuivant les vieilles, pas pour les rattraper (c'est plutôt elles qui le rattrapent...) mais pour voir comment ça fait, comment ça sera, l'au-delà du ciel...
    L'écriture de Bertin est de plus en plus riche et limpide, au fil des romans il se forge un style fait de précision et de fulgurances. Le rythme y est à la fois doux et effréné, l'enchainement des épisodes et des rencontres est comme un désir de satiété jamais achevé.

  • Un homme pend

    Jerome Bertin

    Je regarde le ciel. J'ai les yeux griffés. Remplis de mouches. Bientôt je serai aveugle. Incapable de mater les hanches qui tanguent sur les trottoirs de Mars. J'ai le moral dans les chaussettes. Le pied qui pue. Trois points pour la camarde. Je suis un suicidé raté de la société.

  • Tu vas bieng? moi oui je suis amoureux et ça a donné ce court texte qui cherche un éditeur certes il est très court mais on ne sait jamais, s'il t'intéresse J.B. Un passage du poème : moi moineau devant toi ta force tes ailes puis santes j'ai regardé le magnolia à travers tes lèvres entrouvertes comme s'il sortait de ta bouche ce soleil d'arbre

  • Le patient

    Jérôme Bertin

    • Al dante
    • 13 Septembre 2012

    Le Patient est le récit sans fard du quotidien d'une humanité blessée, oubliée, vidée, épuisée, mise à l'écart : celle des hôpitaux psychiatriques.
    Jérôme Bertin nous raconte le quotidien de cet hôpital d'un quartier populaire de Lille, les gens qui y vivent (patients, mais également psychiatres, infirmiers, personnes de l'accueils.), et les rencontres, les menus événements et autres incidents ponctuant un temps qui s'étire dans l'ennuie et la déprime.

  • Le projet Wolfli

    Jérôme Bertin

    • Al dante
    • 15 Janvier 2014

    Écrivain de l'extrême, Jérôme Bertin nous emmène dans l'à-vif du présent. Chacun de ses livres est le reflet d'un conflit : de l'impossibilité de mener à bien son métier de vivre parce que trop en but avec la brutalité de ce monde. Il est en cela proche de ce qu'écrit Jean Genet, lorsque que ce dernier oppose la violence à la brutalité : la violence étant inhérent à toute pulsion de vie (l'enfantement, le rire, la joie, la révolte, les guerres de libératon...), tandis que la brutalité est dispensée sans compter par ceux qui ont pour but de brider ses pulsions de vie.
    Le projet Wolfli est le récit sans concession d'un univers qui vit au rythme d'une guérilla extrême, où se confrontent des groupuscules d'horizons différents : des pires milices fascistes au factions utopistes pour qui la guerre ne peut être gagnée que par la mort. Ici les corps sont des marchandises, chair à canon où chair à plaisir, corps qui se nourrissent et se détruisent par les armes ou dans les partouzes. Entre Guyotat et Céline, ce roman participe au renouveau de la science-fiction...

  • Retour de bâtard

    Jérôme Bertin

    Ce récit en 25 courts tableaux, dresse le portrait sans concession d'un personnage (l'auteur lui-même), écrivain sans illusion, vivant chichement de l'AAH (allocation aux adultes handicapés - car déclaré, par les psychiatres, bipolaire à tendance paranoïaque), fan de foot et de poésie. Étant dans l'impossibilité de s'insérer dans une société dont il ne supporte ni les lois, ni les divertissements, ni les règles de sociabilité, l'auteur décrit la solitude, l'addiction aux drogues, au sexe et à l'alcool, le besoin d'amour, le refuge dans la lecture et l'écriture. Il se décrit volontier triste, laid,misérable et sale, à l'instar d'une civilisation dont il aborre la vulgarité et la violence, agissant ainsi dans la plus pure tradition punk, où l'on renvoie à la face de la société les stigmates mêmes de son infâmie.
    Dans ce court roman autofictionnel, l'auteur traite de ce qui l'environne : la ville où il vit (Marseille), le milieu des poètes, les bobos, l'alcool, sa maladie, sa sexualité, la musique, la drogue, la violence, la littérature, le désespoir.

  • Écrivain de l'extrême, Jérôme Bertin nous emmène dans l'à-vif du présent. Chacun de ses livres est le reflet d'un conflit : de l'impossibilité de mener à bien son métier de vivre parce que trop en but avec la brutalité de ce monde. Il est en cela proche de ce qu'écrit jean Genet, lorsque que ce dernier oppose la violence à la brutalité : la violence étant inhérent à toute pulsion de vie (l'enfantement, le rire, la joie, la révolte, les guerres de libératon...), tandis que la brutalité est dispensée sans compter par ceux qui ont pour but de brider ses pulsions de vie.
    Première ligne, dense, court (40 pages), écrit en salves serrées, (105 phrases nées d'une pulsion de vie bridée) est un véritable manifeste poétique, où toutes les propositions sont autant d'éclats lancés contre la brutalité de toutes les formes de pouvoir.

  • Écrivain de l'extrême, Jérôme Bertin nous emmène dans l'à-vif du présent. Chacun de ses livres est le reflet d'un conflit : de l'impossibilité de mener à bien son métier de vivre parce que trop en but avec la brutalité de ce monde. Il est en cela proche de ce qu'écrit Jean Genet, lorsque que ce dernier oppose la violence à la brutalité : la violence étant inhérent à toute pulsion de vie, tandis que la brutalité est dispensée sans compter par ceux qui ont pour but de brider ses pulsions de vie. La peau sur la table, entre récit et pamphlet, est une diatribe crue, puissante et disjonctive contre notre civilisation, avec ses forces aliénantes, avillissantes et répressives. Autoportrait est une tentative d'auto mise à nue - ne jamais mentir pourrait en être la règle du jeu ; l'auteur s'y révèle sous une lumière froide, il y expose tous ses stigmates - physiques, mentaux. provoqués par un univers sociétal sans pitié - avec un mélange de crudité et de délicatesse, qui fait de cette écriture une délivrance du politique par la voie du sensible.

  • Pute

    Jérôme Bertin

    Roman. Une histoire d'amour terrible, impossible, née dans la zone.
    Ou comment la lumière jaillit aussi du purin... pour s'éteindre à jamais.
    Un marginal, zonard solitaire, raté congénital vivant au ban de la société, tombe amoureux fou d'une prostituée - d'un amour exclusif, pure, sans tache. Mais la pute ne voit rien.
    Un jour, l'amoureux transi voit la femme partir avec un client. Douloureux, il les suit.
    Et il voit le client, infâme, vouloir forcer la prostituée à des pratique qu'elle refuse.
    Chevaleresque, il s'interpose... et tue le gros bourgeois d'un coup de canif.
    La prostituée hurle, appelle à l'aide, il veut la faire taire... et la tue également, mais par inadvertance. Il tue ainsi son amour, et sa seule raison de vivre.
    S'en suit son arrestation, et la farce tragique de la justice à l'oeuvre...

  • Choc des langages, mélange rythmé d'humour, de violence, de pornographie, l'ensemble que constitue la trilogie Babylone interroge de façon urgente et sans détours le monde et ses différents discours. Prise de conscience de la folie organisée, descriptions exagérées, surenchère permanente bourrée d'humour pour mieux saisir ce monde qui fait semblant d'ignorer son déclin.

  • Bâtard du vide

    Jérôme Bertin

    • Al dante
    • 14 Septembre 2011

    Dans ce roman autobiographique, il est question de foot, de défonce, de coups et de cris, de dérive, de jeunesse gâchée et foutue, de filles sales et de femmes tristes aux vies saccagées... Bâtard du vide est le récit d'un no-futur prégnant, acide, où un gamin glisse doucement mais sûrement de la difficulté à s'insérer dans un groupe à la révolte adolescente, puis de la marginalisation à la solitude et aux addictions - à l'alcool et aux drogues...pour finir, en toute logique, dans cette voie de garage qu'est l'univers psychiatrique.
    En filigrane de cette désespérance, le «milieu» littéraire, dans lequel notre triste « héros» tente, sans trop de succès, de s'inscrire.
    Jeune écrivain, Jérôme Bertin fait partie de ceux pour qui l'écriture est un véritable engagement de vie, la seule et dernière résistance possible face à un monde sans espoir, la seule révolte face à une civilisation qui court, inéluctablement, à sa perte.
    À travers le témoignage d'une jeunesse foutue, c'est lemiroir sans concession d'un monde à l'agonie que nous propose Jérôme Bertin.
    En utilisant une langue crue, sans afféterie stylistique, l'auteur prend le lecteur à partie dans son corps même et secoue brutalement nos habitudes prudentes d'amateurs de bibelots littéraires.
    Et si la subversion consistait encore aujourd'hui à nous plonger dans l'immonde, dans la Gueule infernale, à nous faire prendre l'abîme ? [FabriceThumerel, site librcritique, à propos de Jérôme Bertin]

  • Robert K

    Jérôme Bertin

    Robert K est parmi nous.
    Il n'est ni bête ni voyou.
    Robert K aime bien le bon et il est bon dans le mal car il est malin Robert K Son coeur gros bat comme il se bat sans rancoeur.
    Robert K est un cas hors système hors politique.
    Robert K partage tout avec ses amis, le meilleur et surtout le pire.
    Il faut se le dire et surtout en rire Robert K est une sorte de clown mal compris qui vit sa vie entre les esclaves de la patrie et les enclaves de la poésie...

    Von Knapheyde

  • Un livre haut en couleurs et en saveurs ! Un beau livre magnifique, graphique, contemporain et savoureux sur la cuisine antillaise. Jerôme Bertin nous fait découvrir 60 recettes parmi les meilleures et les plus authentiques de la Guadeloupe et de la Martinique et nous emmène dans un voyage gourmand unique. 8 portraits de personnalités d'origine antillaise photographiées qui parleront de leurs souvenirs de cuisine, de leurs plats favoris et des images sensorielles auxquelles ils peuvent être rattachés.

  • A la rentrée des classes, Vick et ses amis font la connaissance d'Irène.
    Passionnée par le monde du détective du 221 B Baker Street, elle leur propose de venir jouer chez elle à un jeu de "Sherlock Holmes".

    L'histoire aurait pu se terminer comme ça pour le bonheur d'Angélino qui ne rêve que d'une seule chose : avoir des vacances sans problème.
    Mais voilà, le sort va en décider autrement suite à un phénomène étrange qui se produit lors de la soirée et à l'annonce de Marc concernant une invitation pour une grande fête annuelle scoute en Suisse.
    En passant par les chutes d'eaux de Meiringen et la visite du château de Conan Doyle à Lucens, ils ne pensaient pas qu'ils allaient être mêlés à la révélation d'un terrible secret de famille.
    Emboîtez le pas d'Irène, Vick, Vicky , Marine, Marc et Angélino vers cette incroyable et mystérieuse aventure intitulée :
    L'HERITAGE DE SHERLOCK HOLMES.

    1 autre édition :

  • Sans le savoir, les enfants connaissent de nombreux mots anglais : Accident, Animal, Dessert, Garage, Orange...
    Ils ont le même sens en français et en anglais.
    Ce sont les vrais amis.
    Avec Costume, Car, Chat, Store... Méfiance !
    Ces mots existent dans les deux langues, mais ils ont un sens radicalement différent. Ce sont les faux amis.
    Nous avons sélectionné les plus accessibles.
    Aux pinceaux, Jérome Peyrat a croqué pour chacun, avec humour et légèreté, une ou deux situations (vrais amis / faux amis).
    A la plume, Myriam Picard a apporté son commentaire et Danièle Bertein son équivalent en langue anglaise.
    Présenté dans un ordre alphabétique, les 90 mots constituent une ressource précieuse et ludique pour tous les enfants qui apprennent l'anglais.

  • Ici la plupart des textes décrivent l'état de servitude, et plutôt du peuple que du "face- à-face" individuel maître-esclave, dans le couple, ou avec un patron. Nous avons choisi d'aller dans la sens de l'aliénation volontaire et sombre que La Boétie fut le premier à dévoiler dans la servitude volontaire, le ContrÕUnÈ que Montaigne publia. Mort à 33 ans il n'a pas eu le temps de continuer. La Boétie anarchiste ? Pas si loin ! Nous ouvrons ces pages à des inédits, qu'on dira ludiques, de Jean-Claude Pirotte, retrouvés écrits à la main en nos tiroirs !
    Les autres dossiers : l'un donne la voi(e)x à un auteur marseillais, Jérôme Bertin : après traducteurs, directeurs de revues et une libraire, nous continuons à faire le tour de tout ce qui fait la "chaîne".
    Nous n'avions pas encore honoré Pierre Courtaud, éditeur de LA MAIN COURANTE, emporté en 2010 par le diabète, maladie qui nous empêchait de le rencontrer hors de chez lui. Il était aussi auteur (notamment à ses éditions et à l'Atelier de l'agneau) et traducteur du chinois, de l'anglais, surtout de son "grand amour"(sic) Gertrude Stein (lisez aussi sa traduction dans le n°9). Une nouvelle rubrique, TRIBUNE, s'entretient du VERS avec IVAR CH'VAVAR et sera ouverte à qui veut lui répondre et/ou examiner un point de vue particulier et unique en POESIE.

    CRITIQUE, Franoise Favretto, Jean Esponde, Régis Nivelle, Jean Azarel

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